Issarlès

Le village est bâti autour de deux places dont une a gardé sa magnifique pelouse et qui servaient dans le passé aux foires et marchés. Deux scieries façonnent du bois d’œuvre, principalement des charpentes pour les maisons. Les fermes se sont modernisées en production laitière et en élevage, elles fournissent d’excellentes viandes de veau et de bœuf. Un hôtel-restaurant-bar-tabac ainsi qu’un deuxième bar-restaurant restent les seuls commerces de la commune. Il demeure un bureau de poste. Un boulanger et un boucher assurent des tournées périodique.

Issarlès est situé à 946 mètres d’altitude sur la rive droite de la Loire. Outre cette dernière, plusieurs ruisseaux parcourent le territoire de la municipalité. Le village est posé sur une coulée basaltique, dans une zone qui abrite les massifs volcaniques les plus récents du territoire français et dont les dernières manifestations dateraient d’un peu plus de 10 000 ans. La commune s’étend depuis la haute vallée de la Loire au Combe à près de 1 300 mètres d’altitude, soit une dénivellation communale d’a peu près 400 mètres. Le granite et le basalte sont très présents et constituent les matériaux traditionnels de construction des maisons. La forêt occupe une surface importante et abrite des fruits rouges en été (framboises et myrtilles) ainsi que des champignons. La forêt a pris de l’importance avec le pin, le hêtre, le sapin. Cette ressource est sous-exploitée et devrait permettre dans les années futures des pistes de développement importantes. Les prés et pâturages dédiés à l’agriculture et à l’élevage se couvrent au printemps de fleurs de toutes espèces. De nombreux rapaces dont le Milan Royal ont pris leurs habitudes.

Le lac d’Issarlès est un lac volcanique naturel de cratère situé à 1 000 mètres d’altitude sur la commune, sa profondeur maximale est de 138 mètres, pour une circonférence de 5 kilomètres et une superficie de 90 hectares. Le lac d’Issarlès est utilisé par EDF pour alimenter la centrale hydroélectrique de Montpezat-sous-Bauzon. Il est relié via des galeries souterraines aux retenues sur la Loire (barrage de la Palisse) et deux de ses affluents du plateau ardéchois, le Gage (barrage du Moulin de Peyron) et la Veyradeyre (barrage de la Grange). Les eaux du versant atlantique sont ainsi détournée vers la rivière Fontaulière, affluent de l’Ardèche (versant méditerranéen). En dehors de la période estivale dévolue au tourisme, la production hydroélectrique entraine un marnage important au niveau du lac.
Pêche, randonnées, la source de la Loire, de nombreux chemins de randonnées partent du lac pour aller au lac de Coucouron à 15 km environ en traversant le département de la Loire, visites de petits hameaux typiques (le hameau du Ventalon proposant des hébergements dans des gîtes locaux aux lisières des forêts)