L’origine

GriotD’autant que le monde s’en souvienne et que l’histoire de l’Homme a pu être racontée au fil des temps, je parle ici d’une période allant du MOG’UR du Clan de la Caverne des Ours* à la conteuse ardéchoise B.C… en passant par l’anticipation et son le célèbre POSTMAN, les techniques de communication n’ont cessé d’évoluer et, pour le bien être et la connaissance du commun des mortels, le tout technologique s’est installé.
Inutile de rentrer dans la polémique du « tout pour » ou « tout contre », du « juste ce qu’il faut » ou « qu’il faudrait » et du «avant, ça marchait sans…», style 3B (béret, baguette, Boyard), très cher à J.P.S..
Les avis sont partagés et ceci bien heureusement pour nous qui usons au quotidien de cet outil de travail et en avons fait une marque de fabrique ardéchoise. Il serait donc malvenu de se tirer dans le pied….. Ca fait mal !!!
Toutefois, dans notre Ardèche rurale et traditionnelle où l’empreinte historique est omniprésente, et dans laquelle certaines tribulations restent encore sensibles depuis huit siècles, on a tendance parfois à oublier qu’à quelques heures d’avion d’ici et du bilan carbone que cela représente (désolé, c’est dans l’air du temps…),  il reste quelques régions du monde pour lesquelles la  tradition orale résiste au «tout internet» et à son lot de facilités. Manque de moyens, illettrisme ou chasse gardée, le débat peut être long.
J’ai, au cours de mes nombreuses escapades humanitaires eu l’occasion de rencontrer des personnes qui pratiquaient encore cette tradition orale et une, en particulier, m’a fait part de son expérience, de sa manière de travailler et, au final, de la pratique de restitution de l’histoire de son peuple, de sa région, de son village, de sa famille.

Cet homme s’appelle Idriss Koulibaly. Il est Griot.
Le griot africain est un des derniers porteurs de messages oraux de notre planète et il est souvent le seul messager à transmettre les informations à travers son « pays ».
Généralement équipé d’une simple «KORA» ou «BALAFON», qu’il soit du Peul, Wolof, Touareg ou Banthou, il est toujours attendu par les habitants de chaque village à l’écoute de toute la «rumeur» qui fait vivre tout un peuple. Ses chants et musiques apportent parfois un message de malheur, parfois rassurent, parfois marient.

En toute circonstance, il chante et continuera à chanter ce qu’il observe, entend ou voit le long de sa route.
C’est par son initiation, sa musique et l’observation que j’ai pu faire pendant mes séjours à ses côtés ou à ceux de ses confrères, que j’ai eu envie de créer sur ce site une nouvelle rubrique qui s’appellera:

Les complaintes du Griot.
Elle s’articulera autour de mon ressenti lors de ma visite sur les manifestations locales, de petite ou grande envergure, sera apolitique, sans parti pris cultuel ou racial, vestimentaire ou économique.

Un avis ardéchois…… à la mode Africaine.
Elle racontera à celles et ceux qui n’y ont pas participé ce qu’il s’est passé, ceux qui y étaient, le temps qu’il faisait et surtout, vous donnera envie d’y aller lors des prochaines éditions.

Alors BALAMO-MINGUÉ

*JM AUEL – Les enfants de la terre
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