Montpezat est située à la limite géographique et climatique entre le Bas-Vivarais et la montagne ardéchoise. Deux rivières traversent son territoire, la Fontaulière et son affluent la Pourseille. Le village est situé au cœur du parc naturel régional des Monts d’Ardèche. La commune de Montpezat-sous-Bauzon s’étend sur 27 km² qui s’étagent de 409 mètres d’altitude, au niveau de la plaine de Champagne, à 1 471 mètres d’altitude au sommet du Suc de Bauzon. Géologiquement, la localité compte cinq volcans :
• La Gravenne, ancien cône strombolien de 806 mètres ;
• Le Chambon, découpé jadis dans son socle pour extraire des pierres taillées pour la construction de certaines maisons du village ;
• Le Suc de Bauzon, point culminant de Montpezat-sous-Bauzon à 1 471 mètres ;
• La Vestide du Pal, un des plus grands cratères de maar européen ;
• Le lac Ferrand, petit cratère de maar rempli par les eaux d’écoulement.

La Fontaulière est l’exemple même de la rivière cévenole : capricieuse et imprévisible. Elle prend sa source à l’entrée du cratère de La Vestide du Pal et se jette 24 kilomètres plus bas au Pont-de-Labeaume, sous le château de Ventadour. Une randonnée est proposée à l’Office Tourisme pour découvrir une partie de cette vallée sauvage, sa flore et ses coins de baignade. Elle est aussi un lieu de rendez-vous de nombreux pêcheurs. La Pourseille née au hameau Pal et termine sa course 5 kilomètres plus bas par une chute de 32 mètres dans la Fontaulière, derrière le château de Pourcheyrolles.

Depuis la préhistoire, le village de Montpezat s’est construit sur le sentier naturel qui conduit de la vallée vers les hauts plateaux ardéchois.
Axe de communication stratégique pour les romains il est devenu le passage obligé pour les muletiers qui, du XIIe au XVIIIe siècle vont faire transiter par cette voie toutes sortes de marchandises, entraînant la naissance d’une activité hôtelière et commerçante importante. En 1693 on recensait 65 auberges dans le bourg, sans compter celles, moins prestigieuses, des hameaux. Les pèlerins rejoignant Le Puy-en-Velay pour prendre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle font halte eux aussi dans les auberges et dans les prieurés du village.
Activité artisanale également : meuniers, cordonniers, tisserands, boulangers, couteliers, maréchaux-ferrants, moulinages exercent leurs métiers au cœur d’une commune qui comptera jusqu’à 3 000 âmes en 1876 (Montpezat rivalisait alors avec Aubenas).

Avec la construction de la route de la Chavade, l’arrivée de l’automobile et l’abandon d’un projet de voie ferrée le village va voir sa population diminuer jusqu’en 1990.

Les sites témoins de cette longue et riche histoire sont encore visibles :
• le château de Pourcheyrolles ;
• Monltlaur et la Ville Basse ;
• l’Eglise de Notre-Dame de Prévenchères ;
• le Prieuré de Clastres ;
• le Calvaire ;
• la voie romaine « Jules César » ;
• la béalière ;
• les ponts ;
• « le chemin des endettés »;
• « la pyramide » surmontée de Notre-Dame de Bon Conseil, la piéta devant laquelle Marie Rivier priait.
• La Vestide du Pal, un des plus vastes cratères d’Europe
• Le site de Pourcheyrolles : ruines du château et cascade

Montpezat est dotée d’une centrale hydroélectrique EDF. Les eaux sont captées à plus de 1 000 mètres d’altitude sur le plateau ardéchois par deux barrages : celui de La Palisse sur la Loire (8,5 millions de mètres cubes) et celui du Gage sur le Gage et le Tauron (3,4 millions de mètres cubes). Ces réservoirs artificiels ont été mis en communication avec le lac naturel d’Issarlès (35 millions de mètres cubes). Une galerie de 17,5 km suivie d’une conduite forcée de 1,4 km amènent l’eau aux turbines de la centrale de Montpezat après une chute de 635 mètres.

La centrale est située sous la terre à 80 mètres de profondeur. Elle est composée de deux groupes à deux turbines de type Pelton à axe horizontal, de puissance unitaire de 60 mégawatts, et de deux alternateurs, d’une puissance de 65 mégavoltampères. La production annuelle d’électricité est de 300 millions de kilowattheures et est reliée au réseau national d’EDF. Cette centrale, entièrement automatisée, est dirigée depuis Lyon.

Monpezat possède aussi un collège nommé Joseph Durand, établissement comptant environ 200 élèves.

On trouve sur la commune de Montpezat sous Bauzon pas moins de cinq volcans relativement récents.
On y trouve deux appareils stromboliens à Bauzon et à la Gravenne de Montpezat, trois maars à la Vestide du Pal, au Lac Ferrand et au Chambon. A la Vestide du Pal un appareil strombolien succède l’explosion ayant formé le maar.
Il s’agit d’un volcanisme particulièrement jeune puisqu’il s’étend entre – 130 000 et – 15 000 ans

www.montpezatsousbauzon.fr

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